Aurélie D.

 Aurélie D.

# Enviado el jueves 05 de junio de 2008 17:07

Modificado el lunes 22 de junio de 2009 16:23

Adieu.

# Enviado el domingo 30 de noviembre de 2008 11:41

Modificado el martes 10 de noviembre de 2009 04:06

hotel / VV

# Enviado el lunes 30 de marzo de 2009 11:23

Modificado el lunes 22 de junio de 2009 16:01

Fontainebleau, 17 août

Même ici, je n'aime que le soir.L'aurore me plaît un moment : je crois que je sentirais sa beauté , mais le jour qui va suivre doit être si long! J'ai bien une terre libre à parcourir ; mais elle n'est pas assez sauvage, assez imposante.Les formes en sont basses ; les roches peties et monotones ; la végétation n'y a pas en général cette force, cette profision qui m'est nécessaire ; on n'y entend bruire aucun torrent dans ses profondeurs inaccesibles ; c'est une terre des plaines.Rien ne m'opprime ici, rien ne me satisfait.Je crois même que l'ennui augmente: c'est que je ne souffre pas assez.Je suis donc plus heureux? Point du tout : souffrir ou être malheureux, ce n'est pas la même chose ; jouir ou être heureux, ce n'est pas non plus la même chose.
Ma situation est douce et je mène une triste vie.Je suis ici on ne peut mieux ; Libre ,tranquile, bien portant , sans affaires, indifférent sur l'avenir dont je n'attends rien, et perdant sans peine le passé dont je n'ai pas joui.Mais est en moi une inquiétude qui ne me quittera pas ; c'est un besoin que je ne connais pas, qui me commande, qui m'absorbe, qui m'emporte au-delà des êtres périssables...Vous vous trompez, et je m'y étais trompez moi- même : ce n'est pas le besoin d'aimer.Il y a une distance bien grande du vide de mon coeur à l'amour qu'il a tant désiré ; mais il y a l'infini entre ce que je suis et ce que j'ai besoin d'être.L'amour est immense , il n'est pas infini.Je ne veux point jouir ; je veux èspérer , je voudrais savoir !Il me faut illusions sans bornes , qui s'éloignent pour me trompez toujours.Que m'importe ce qui peut finir ? L'heure qui arrivera dans soixantes années est près de moi.
Je n'aime point ce qui se prépare, s'approche, arrive et n'est plus.Je veux un bien, un rêve, une espérance enfin qui soit toujours devant moi, au-delà de moi,plus grande que mon attende elle même,plus grande que ce qui passe.Je voudrais être tout intelligence, et que l'ordre éternel du monde...Et il y a trente ans,l'ordre du monde était et je n'étais point!
Accident éphémère et inutile, je n'existais pas,je n'existerai pas: je trouve avec étonnement mon idée plus vaste que mon être; et , si je considère que ma vie est ridicule à mes propres yeux, je me perds dans des ténèbres impénétrables.Plus heureux , sans doute , celui qui coupe du bois, qui fait du charbon, et qui prend de l'eau bénite quand le tonnerre gronde! Il vit comme une brute.Non ; mais il chante en travaillant.Je ne connaîtrai point sa paix, et je passerai comme lui.Le temps aura fait couler sa vie ; l'agitation, l'inquiétude, les fantômes d'une grandeur inconnue égarent et précipitent la mienne.

Lettre XVIII (extrait)Senancour ,Oberman (1804)

# Enviado el sábado 04 de abril de 2009 16:31

Modificado el lunes 22 de junio de 2009 16:46

Lyne

Lyne

# Enviado el martes 28 de abril de 2009 14:17

Modificado el lunes 22 de junio de 2009 15:57

L'amour nous rends si fragile,mais cette douleur infligente est bien la plus belle qu'il nous est été donné de vivre.

 L'amour nous rends si fragile,mais cette douleur infligente est bien la plus belle qu'il nous est été donné de vivre.

# Enviado el lunes 22 de junio de 2009 17:14

Modificado el lunes 22 de junio de 2009 18:49

"L'ambiguïté nait de deux esprit un peu trop joueurs, ou pas assez sérieux, d'ailleurs. Deux consciences inconscientes, qui se plaisent à sortir des sentiers tracés par le politiquement correct. Comment la définir ? C'est un peu d'excitation, le gout délicieux de l'interdit, c'est plonger les yeux fermés dans une frénésie dont on ne maitrise pas l'ampleur. C'est un coup de vent glacé qui s'engouffre dans un confort qui finissait par devenir monotone. L'incertitude règne quand à l'énigme irrésolue qui plane autour de ce confort. Où se trouve la satisfaction. Questionnement intense. La frénésie la prend parfois, à des moments embrumés par le temps, un instant figé entre deux secondes, qui n'existe dans aucuns autres espace que celui de la pleine hallucination, & elle décide de s'enfuir. De fuir ce Jeu enivrant qui finit par l'obséder nuit & jour. Quoi faire, comment le faire, surtout. Quelles seront les conséquences des réalités, ou de sa propre pensée. Celle des autres n'importe plus. Elle raisonne au loin comme un écho malsain, un cauchemar que l'on essaie d'oublier ; d'oublier en vain, toute la nuit, avant de s'endormir les larmes aux yeux, hantés par des démons naissant du clair de lune.
A quoi cela sert-il de se poser ce genre de questions. Y a-t-il un but précis à ces mots, posés ici, pour celui qui les voudra. Je ne pense pas. Quel rôle a le poète dans la continuité du souvenir ? Le songe. C'est précisément pour cela qu'il se replie sur lui même, pour méditer sur des sentiments qui ont échappés à la bêtise des hommes. Alors, seulement, la vie revêt un sens comme un manteau d'hiver."




# Enviado el lunes 22 de junio de 2009 18:32

Modificado el lunes 29 de junio de 2009 15:22

Paradisiaque Paris,

Paradisiaque Paris,
Je marche sur une avenue en plein Paris, la pollution m'écrase et m'étouffe, je n'arrive plus a inhalé d'oxygène, tous ces passants me bousculent et me secouent. Je ferme alors les yeux pour réfléchir et surtout m'apaiser un tant soit peu. J'empreinte alors une ruelle, un vent glacial s'y engouffre. J'ai enfin délaissé tous ces badauds marchant têtes basses qui se cloîtrent dans leur dédain plus défiants les uns que les autres.
Cette ruelle qui me paraissait sombre auparavant n'est plus, des Lys et des Galentusias arpentent la chaussée, remplaçant les déchets d'immondices qui jonchaient les bas-côtés de la précédente avenue.
Le vent ,lui, est devenu douce brume enivrante au chaud et sucré parfum de floraison.
Même les rayons du soleil à l'accoutumée franc se sont assagis, ses éclats virent au blanc neige.
Je me sentais si mal à l'aise dans cette foule de dégoûtants personnages, maintenant tout va bien.
Je me sens légère, si légère que je m'envole.
Tu vois, je viens de mourir dans cette ruelle
L'air était trop froid, moi trop faible pour ce monde de fous .

A.D
tableau:Hundertwasser.

# Enviado el lunes 29 de junio de 2009 14:44

Modificado el lunes 29 de junio de 2009 15:21

Dangereux tumultes

j'était bien, surtout mieux,


Dangereux tumultes

# Enviado el lunes 29 de junio de 2009 15:09

Modificado el martes 10 de noviembre de 2009 04:00

# Enviado el domingo 05 de julio de 2009 09:21